Les records de prix de marché des derniers mois sont les témoins de cette crise, et annoncent des transformations considérables en ce qui concerne la consommation d’un produit qui se raréfie et continuera d’augmenter.
Un grand nombre de producteurs sont en effet prêts à alimenter ce marché en expansion en remettant en cause les principes d’une agriculture conventionnelle productiviste et dévastatrice, à satisfaire les attentes de consommateurs plus exigeants, avec des torréfacteurs responsables, tissant le lien entre le terroir et les amateurs de café de spécialité, de plus en plus nombreux.
Au moment où le marché du café de spécialité s’ouvre, où sa consommation « hors foyer » tend même à se généraliser dans les villes, au détriment des bistrots, cafés et brasseries, il est temps nous semble-t-il de donner une définition, un sens profond à l’appellation « café de spécialité ».
Ce sont les choix que nous faisons aujourd’hui qui nous permettront d’avoir encore du café dans 20 ans, et de bâtir une filière saine et pérenne, du producteur au consommateur.